J'ai toujours aimé l'image, la photo, l'esthétique en général. Mais ce n'est pas ce qui m'a fait acheter une première caméra. Ce qui m'a décidé, c'est l'envie de raconter, et particulièrement de raconter l'engagement. De mettre mes compétences au service du monde dans lequel je souhaite vivre, en montrant celles et ceux qui agissent pour y parvenir. J'ai expérimenté d'abord, puis j'ai rencontré Victor Rault, de l'association Captain Darwin.
Trois ans à bord d'un voilier d'expédition
Captain Darwin est une association qui tient sur deux jambes : une expédition documentaire sur les traces de Charles Darwin, qui vient nourrir un programme de pédagogie à l'environnement auprès d'élèves en Bretagne. J'y suis entré comme second et assistant caméra aux côtés de Victor Rault, le réalisateur. J'en suis reparti trois ans et 6000 milles nautiques plus tard en co-réalisateur, chef monteur, photographe principal, opérateur sous-marin, motion designer, créateur de contenu réseaux sociaux.
J'ai appris à quoi sert une caméra quand on la pointe sur la science, sur des espèces qui s'éteignent, sur des personnes qui agissent pour des causes bien plus grandes qu'elles. J'ai appris à participer, à mon échelle, à la propagation d'autres imaginaires.
Ce que j'en ai fait
Ces trois années ont transformé un goût pour l'image en métier : raconter des histoires avec une caméra, et mettre ça au service de projets qui vont, à mon sens, dans une direction vertueuse pour la société. Puis j'ai découvert les haies bocagères.
J'ai été invité par l'association La Repousse sur un chantier participatif de plantation de 18 km de haies bocagères, en soutien à des agriculteur·ices du nord-est de la France. J'y ai découvert un écosystème qui lie les espaces naturels entre eux. Une mission collective qui rassemble les générations, les cultures, les divergences sociopolitiques. Des humain·es connecté·es à la Terre et au reste du vivant qui l'habite.
En est sorti mon premier documentaire réalisé de A à Z, de l'écriture à la post-production : La Haie Messagère. Un film entre le besoin de refaire collectif et l'importance de remailler nos paysages de haies bocagères.
Aujourd'hui, j'ai à cœur de travailler avec des entreprises et des structures dont les valeurs respectent les enjeux environnementaux et sociaux de notre époque, associations comprises. Selon chaque structure et ses moyens, j'adapte le budget et la prestation, jusqu'à un tarif solidaire pour les structures d'intérêt général.
Où je travaille
Je suis basé à Rennes. Je travaille comme réalisateur partout en Bretagne, dans le Grand Ouest, en France, et plus loin quand le projet le demande.