Le contexte
La Repousse est une association de solidarité agricole. Elle organise des chantiers participatifs où des bénévoles viennent aider des agriculteur·ices à planter et à entretenir des haies bocagères. Le travail est trop lourd pour une ferme seule, il devient faisable à cent cinquante.
J'ai suivi ses deux chantiers-festivals. Le premier, en Meuse à l'hiver 2024, m'a occupé assez longtemps pour donner un film, La Haie Messagère, que l'association utilise aujourd'hui pour se présenter aux bénévoles et à ses partenaires. Cette page raconte le second. Février 2026, en Bretagne. Cent cinquante bénévoles, trente bénéficiaires et soixante-deux parcelles.
Ce chantier ne ressemblait pas au premier. En Meuse, il s'agissait de planter. Ici, l'essentiel du travail portait sur l'entretien des haies existantes, avec un peu de plantation. Cet enjeu est moins visible mais au moins aussi important. Une haie mal entretenue disparaît, et toute une filière se joue là, jusqu'à la revalorisation du bois. J'y étais comme bénévole média.

Le parti pris
Produire pendant le chantier, et pas seulement après. Sur un événement qui sert à recruter les bénévoles du suivant, des images livrées après le chantier arrivent trop tard. J'ai donc travaillé en deux temps simultanés : tourner et photographier tout au long des journées, et monter sur place ce qui pouvait partir tout de suite.

Le dispositif
Plusieurs chantiers en parallèle, à des endroits différents, sur des types de parcelles différents. Il fallait arbitrer en permanence : choisir où être, à quel moment, et circuler assez vite pour tenir l'ensemble du chantier avec une seule caméra. Nous étions deux sur une partie du chantier, puis j'ai été seul le reste du temps. Mon matériel de base : un Sony Alpha 7 IV et un Sony ZV-E1, le Sony 16-35 mm f/2.8, le Sony 24-105 mm f/4 et le Sigma 150-600 mm, un stabilisateur DJI Ronin RS3, un drone DJI Mavic 3 Pro, un Sennheiser MKH416 sur Zoom F3 pour le son de terrain et des micros-cravates DJI Mic pour les interviews et les conférences.

Ce que ça a donné
Une centaine de photos livrées à l'association, qui s'en sert pour ses publications, y compris pour expliquer ce qu'est une haie, comment on l'entretient et à quoi tient la filière. En vidéo, un teaser publié sur le compte Instagram de l'association, et un second reel monté sur place, au milieu des bénévoles, pendant que le tournage continuait.
Les conférences ont été captées, et l'ensemble des rushes remis à l'association pour que les bénévoles qui montent pour elle puissent en tirer leurs propres vidéos. Une partie de ce travail est encore en cours. Les images serviront à promouvoir le prochain chantier, qui est en préparation.


